Après toutes ces années je n'ai jamais réussi à trouver ce que je ressens quand on est ensemble. Ce sentiment qu'on s'assemble, et se complète en même temps. Ce sentiment d'être pareilles, de ressentir toujours les mêmes choses, aux mêmes moments. De deviner en un mot, en un regard, sans besoin d'explication. C'est je crois une des choses que j'aime le plus, deviner en un regard, ce que tu pense et ressens et que tu fasses la même chose pour moi. Se lire chacune, se comprendre. Et puis toutes ces petites choses, qui proccurent de grandes joies, du bonheur à l'état pure. Tout ce trop plein de choses que je ne peux partager qu'avec toi. Que tu es la seule à pouvoir comprendre. Bien que les autres essayent. Et me dire que dans des moments difficiles tu es bien l'unique, la seule qui puisse me donner encore un peu de bonheur. Parce que j'aime passer des après-midi, des heures et des heures, à la terrasse d'un café, à parler, et aussi, surtout, à ne rien dire. Tout ces silences qui malgré ce qu'on pourrait croire font plus de bien que n'importe quelle phrase de réconfort. J'ai cessé de chercher à calculer mon amour, mon amitié pour toi. Puisque c'est plus que de l'amitié, plus que de l'amour, et encore plus que de la fraternité, je n'trouve pas le mot, je crois d'ailleurs qu'il n'existe pas, et c'est là toute la beauté de la chose. C'est un sentiment tellement fort qu'on ne peut le nommer. Qu'on ne peut même pas ne serait-ce qu'essayer de le décrire. C'est fou, c'est magique, c'est beau. Et c'est pour tout ça, et pour tout ce que je n'écrirais et ne pourrais écrire que je t'aime à en mourir, comme une folle qui serait atteinte d'une maladie incurable.